Samedi 8 octobre 2005
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Le Gouvernement a procédé en 2003 à une réforme a minima des régimes de retraites. A minima, puisque la question des régimes spéciaux (EDF-GDF, SNCF, Banque de France, ect...) n'a pas été abordée. La loi Fillon prévoit d'harmoniser le régimes spéciaux.
Les régimes spéciaux sont une curieuse exception française. EDF-GDF, la SNCF, la RATP... autant de statuts anachroniques et des finances à la dérive.
Le 7 mai 2003, lors de sa conférence de presse consacrée à la présentation du projet de loi sur les retraites, le Ministre des affaires sociales, François Fillon indiquait au sujet des régimes spéciaux : "Il n'y a pas de calendrier ! Je ne demande rien aux entreprises publiques ! ". C'est LE sujet qui fâche ! Depuis 2003, silence radio. Personne ne l'évoque. Mais il faudre bien un jour ouvrir le débat. Il est vrai que les grèves de 1995 sont encore dans les esprits et empêchent toute réforme.
En 1995, Alain Juppé, Premier ministre, avait eu en effet le courage d'annoncer un plan d'alignement de l'ensemble des régimes particuliers sur le régime général des retraites. Mais les syndicats ont eu raison, une nouvelle fois, de la réforme.
Rien ne justifie, dans notre société, ces régimes, qui divisent inutilement les salariés. Pourquoi écarter les régimes spéciaux du régime général ?
Où est l'égalité écrite au fronton de nos mairies, dans le fait d'écarter du droit commun une partie de la population ?
Où est l'équité dans le fait d'écarter du droit commun une partie de la population ?
Où est l'équité dans le fait d'écarter du droit commun une partie de la population ?
"A quand un régime de retraite unique ?"
Ces régimes très spéciaux, datant de l'après-guerre, sont très avantageux pour le bénéficiaires et à la charge des contribuables. Une étude de l'Ifrap (Institut Français pour la Recherche sur les Administrations publiques) dresse un état des lieux des "privilèges" de ces régimes :
- départ à 50 ans pour les actifs (roulants et contrôleurs) SNCF et RATP au bout de vingt-cinq ans de travail effectif
- les actifs EDF-GDF peuvent partir dès 55 ans à la retraite et reçoivent un bonus de deux mois pour chaque année travaillée
- à la Banque de France : retraite pouvant atteindre 80% du dernier salaire après quarante années de service...
On comprend que ces agents n'aient pas envie de revenir sur les conditions d'octroi de leurs pensions...
Enfin, comment ne pas évoquer la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2005 qui prévoit la création d'une taxe sur le transport et la distribution du gaz et de l'électricité.
C'est purement et simplement le financement des retraites des agents EDF-GDF par les consommateurs !
Devons-nous persister à payer pour que ces agents puissent continuer à prendre à 50 ans leur confortable retraite ?
Le choix de la réforme, c'est le choix du courage...
Harmonisons les régimes de retraite.
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